samedi, juillet 30, 2005

La cité sacrée du Machu Picchu

Suite à ma grande péripétie visant à économiser 100 piasses, voici maintenant mes impressions du très fameux site archéologique de Machu Picchu.

Mise en situation. Le matin de l'expédition, je suis dans la ville de Aguas Caliente, qui a maintenant été renommée ville de Machu Picchu, et je m'apprête à me rendre au site. Je parle d'expédition parceque le site est au sommet d'une montagne, et comme le bus très touristique pour s'y rendre coûte 11$us et dure 20 minutes (je vous rapelle qu'il y a des trajets de 8h pour moins de 3$us au Pérou), je vais préférer marcher deux heures em grimpant une montagne.

Je me lève à 6h30 pour être là à 9h et je pars. Finalement, la montagne est plutôt à pic, et c'est donc assez difficile. Mais les merveilleux Incas ont pensé à cela et ils ont installé des pierres tout le long du chemin en guise de marches d'escalier.

Alors que je suis en train de me plaindre de montrer un escalier pendant deux heures, je réalise que je suis donc en train de soufrir à marcher ici alors que quelqu'un a dû le CONSTRUIRE. C'est impressionnant les chemins d'Incas pour ça: le travail qu'il aura fallu pour couvrir tout ces chemin. Et je ne parle même pas de la cité!

Donc je monte... prenant bien le temps de faire des photos faussement spontanées de moi en train de monter, et finalement, l'effort en vaut la chandelle; je vois enfin ce qu'est Machu Picchu.

Que dire? Les choses ont la manie de prendre une nouvelle dimension quand on les voit après les avoir imaginées. Et ce qui me frappe de ce site le voici: la 3d. J'ai essayé de choisir des photos qui font ressortir à quel point c'est haut et c'est à pic.





Le site dégage quelquechose de très spirituel, par sa beauté, son histoire, ce à quoi il était voué... Même les oiseaux deviennent fou et se laissent photografier de moins d'un mètre.

Mais sérieusement, pour certaines gens, ce lieu es un lieu de culte. J'ai parlé à une Colombienne qui venait pour mettre de l'ordre dans sa vie. Elle est allé voir des vieux pour faire des séances spirituelle et elle allait amener des feuilles de coca à donner en offrande à Pachamama, déité de la terre.

Arrivé au niveau de la cité, on a ensuite le choix de marcher encore plus pour atteindre d'autres lieux intéressant aux alentours. J'ai choisi de monter la montagne nommée Machu Picchu.

Je croise des gens en cours de route qui semblent excédés par la tâche qu'ils viennent d'accomplir, ils me souhaitent bonne chance... Je comprends une heure plus tard, arrivé à mi-chemin ce qu'ils voulaient dire... la pente est souvent à plus de 45° et je pose les mains sur le sentier tentant d'économiser mes jambes... c'est dur. Ce chemin est moins pratiqué par les touristes, et les pierres installées sur le sentier ne sont pas toujours comfortable pour le piéton.

Mais je réussi quand même, sans autant de peine que les autres personnes à qui je parle il me semble, comme quoi ma forme physique varie beaucoup. Arrivé au sommet je suis content que ce chemin soit moins employé: j'aurai 30 minutes seul avec Pachamama juste à côté de ce drapeau (remarquez, sur la photo, la cité du Machu Picchu tout petit en bas):




















Plus tard, un Japonais viendra me rejoindre. Il est chef d'entreprise et fait du commerce d'artisanat. Il a le mal d'altitude. Une bande de britanniques suivront. Il me parait impossible de ne pas parler aux gens qui se retrouvent autour de moi. Je me sentirai comme ça toute la journée en fait. Je suis venu seul, mais j'ai toujours eu quelqu'un à qui parler.

Dernière photo en terminant, l'angle que j'ai préféré, bien qu'il ne soit pas le plus commun. On voit la cité "de derrière" par rapport à l'entrée touristique du cite. On sent bien que c'est le sommet d'une montagne aux pentes très abruptes.


vendredi, juillet 22, 2005

Cuzco, et leçon d'histoire aproximative.

La série des flashbacks du Pérou se poursuit avec la capitale culturelle du Pérou, la ville nommée Le Nombril, où Cuzco si vous préférez, mais ça veut dire la même chose, sauf que Cuzco, ou Qosqo plus précisément, c'est du Quechua, qui est la lengua franca de l'empire des Incas, encore parlée aujourd'hui et une des langues officielles du Pérou, parlée parfois même comme unique langue par de toutes petites femmes rondes avec les cheveux très long et des lamas sous le bras.
Ça, c'est comme si, au Québec, on avait pas
[gagné toutes les guerres contre / exterminé / culturellement éliminé ]
presque tout les Amérindiens et que maintenant ils formaient une partie importante de la société.

Mais le fait qu'ils formaient la plus importante civilisation d'Amérique pré-Colombienne a sûrement aidé à la survie des Incas, et aussi le fait qu'ils vivent dans les montagnes où ils fait frette et qu'aucun Espagnol normalement constitué se sent à l'aise à des températures de moins que +17 degrés celcius. Mais ils avaient tout plein d'or, et ça les Espagnols ils aiment bien et ont cru que ça valait la peine, sinon de les assimiler, du moins de leur courir après pour leur prendre.

Ce qu'ils ont donc fait, jusqu'à ce qu'ils tuent tous les Rois-Dieux de l'empire Inca, nommés Incas (oui je sais, c'est mêlant), ce qui aura pris quand même plusieurs décennies. Le dernier des Incas, Túpac Amaru, aurait offert une chambre remplie d'or et deux chambres remplies d'argent en se rendant pour qu'on lui laisse la vie sauve. Ce que les Espagnols on tout de suite accepté, pour ensuite le tuer.

Le temps que les Espagnols ont mis pour en arriver là, et la richesse que possèdait encore ce dernier Inca mème à plusieurs fantaisies, et il faut savoir que l'immense cité sacrée du Machu Picchu n'a été redécouverte qu'en 1911, et qu'au Pérou, on découvre encore des cités perdues de nos jours.

Mais pour en revenir à Cuzco, elle prends toute son importance parcequ'elle était, comme son nom le laisse suposer, le centre de l'empire Inca (mais aussi, de nos jours, parce qu'étant la ville d'importance la plus près, les touristes passent par là pour se rendre au Machu Picchu). Et comme c'était la capitale, les Espagnols s'y sont bien installés, i.e. presque tout a été détruit, et il n'y reste que des ruines de la civilisation Inca.

Ces ruines sont parfois quand même très intéressantes. On peut, par exemple, distinguer que les Incas avaient une façon particulière de faire des murs, empilant des pierres avec des angles qui ne sont pas droits. Ces pierres sont immenses et certaines ont jusqu'à 12 côtés.

Mais bon, les Espagnols ils aimaient pas ça, et ils ont décidé de mettre leurs trucs à la place, qui ne sont quand même pas laids dans leur genre. Reste que Cuzco était la capitale de l'empire Inca et qu'il y avait des temples et plein de trucs et que maintenant ce ne sont "que" des Églises.

Mais si on la prend comme elle est, Cuzco est la capitale culturelle. Elle est entourés de montagnes, il y a de bons restaurant, des boutiques avec un feeling occidental, c'est joli, ça sent bon... Lima en comparaison est stressante, grise, et pauvre. Mais elle est vraie.

Cuzco n'est pas le Pérou. Cuzco est un peu le Disney Land Inca. Tout est mieux pour le touriste; le centre est très beau, les taxis ne klaxonnent pas toute les trois secondes, et surtout, le touriste dans la rue ne se démarque pas tant que ça (justement parceque c'est plein de touristes).

Mais ce n'est du toc pour autant. Si elle est comme ça c'est aussi parceque des étrangers s'y sont installés. Des hippies dans les années 60, d'autres par la suite. Le Péruviens ordinaires que l'on voit et qui risquent de nous voler dès que l'on sort du centre-ville touristique, ils sont peut-être plus près du Péruvien normal, mais ils ne sont pas plus Cuzqueños. En somme, il en ressort une ville hibride, touristique mais vivante, isolée mais où l'on se reconnait.

samedi, juillet 16, 2005

J'ai pas vu ça chez Provigo...

C'est du Maté de coca. En fait c'est une infusion de feuilles de coca sèchées, tout à fait légal au Pérou, et en Bolivie. Mieux vaut s'en débarrasser avant de passer la frontière du Brésil par contre, pour ne pas se retrouver avec d'embarrassantes accusations de trafic de drogue...

Cette boîte coûte environ 60¢, mais on peut éconimiser en achetant en vrac, au marché, où un gros sac va coûter moins de 50¢.



C'est supposément très bon pour le mal des hauteurs. J'en ai bu pas mal quand j'étais malade à Arequipa. Effets: à quelquepart entre une tasse de thé et une tasse d'eau chaude. Peut-être une légère perte d'apétit en plus.

vendredi, juillet 15, 2005

Arequipa

Après Nazca sur ma route touristique du Pérou, se trouvait Arequipa, une grande ville qui donne un avant-goût de Cuzco, la capitale culturelle. Arequipa est une ville un peu dans les hauteurs à 2200m je crois, mais ce fût assez pour me rendre malade.

Donc, après avoir visité la ville au point au point où elle commençait à m'ennuyer, j'y ai finalement fait un tour organisé. Assumant mon statut de touriste, je suis donc allé dans le canyon de Colca. C'est le gros truc à faire dans cette ville, des dizaines d'agences proposent des départs "tomorrow 1 day/2d/3d".

Il parait que c'est le deuxième plus profond canyon du monde, après un autre qui est juste à côté. Le trekking qu'on me proposait descendait d'environ deux mille mètres (sauf erreur de mémoire), mais à son plus profond il peut faire plus de 3500 m, alors qu'á son plus étroit, les deux parois ne sont éloignées que de quelques metres.

Disons d'abord que c'était pas pour n'importe qui. Ces voyages de trekking, comme celui-ci ou le fameux chemin de l'Inca demandent un certain effort physique à cause de leur longueur... Et comme ma condition physique n'était pas excellente, j'ai un peu souffert.


Le canyon...

Le but était tout simplement, durant ces trois jours, de descendre dans le canyon et de remonter, passant deux nuits dans le canyon, où il n'y a rien des commodités auxquelles nous sommes habitués. Par exemple, une bouteille d'eau de "touristes" coûtait huit soles, contre un normalement. Mais le plus difficile à supporter était définitivement le froid la nuit. La température ne devait pas être au dessus de 8 je crois... et avec l'humidité de la rivière...

Plusieurs personnes vivent néanmoins dans ces conditions, principalement en cultivant des fruits. Nous avons croisé plusieurs villages sur la route.


Vue d'un village, sur la
paroi opposée du canyon.

Quant à moi, dès le premier jour, les sept heures de marche pour atteindre notre auberge m'ont exténué. J'ai dormi fiévreux, et j'ai développé de sérieuses ampoules aux pieds (qui paraissent encore, deux mois plus tard...) Le sorocho, mal des hauteurs, rendait mes muscles douloureux comme quand on a la grippe, et j'avais un intense mal de tête.

Du coup, je n'avais plus vraiment envie de continuer... Le guide m'a alors dit que la journée suivante était facile, seulement trois heures de marche sur un terrain relativement plat. Et au bout on arrive à un oasis où il fait moins froid. J'ai donc persévéré. Mais j'avais peur de la remontée.

Le second jour s'est mieux passé, grâce à une bonne dose de tylenol, mais mes muscles des jambes n'étaient pas là.


Une paroi, en regardant vers le haut...

Alors, pour le troisième jour, pourquoi ne pas louer une mule!?! Ça m'a coûté 30 soles (12$ can), et c'était finalement plus amusant que ça ne le parait. Par contre, ça fait peur, parceque la mule elle marche beaucoup trop près du bord à mon goût. J'imagine que c'est la différence entre avoir quatre pates et en avoir seulement deux. Mais bref, pas de photos! J'ai jamais osé lacher la selle pour fouiller dans mon sac. J'ai quand même réussi à me calmer en me disant que elle non plus elle ne veut pas mourir...

Et c'était une mule de course! On a dépassé tout le monde, et même d'autres muletiers. En une heure et demie j'étais en haut et j'attendais les autres.


Le llama ne portent que 30-40kg chaque et marchent plus
vite qu'une mule. Le gars qui les accompagne doit donc courir.

Ah! et au retour on s'est arrêté pour voir des condors. Pour cela il falait se lever à 2h30 AM dans l'oasis. Mais ça valait la peine. Ils passaient tellement près que j'entendais le bruit du vent sur leurs ailes.


Les condors ne battent presque pas des ailes, trop gros. Ils
sont aussi très prudents avant de se poser pour manger de
bonnes carcasses bien pourries car ils sont lent à décoller.

lundi, juillet 04, 2005

O Rio de Janeiro

Et ben voilà, j'ai réussi à trouver un appartement. 800 reais par mois plus une caution de 400 pour un trois et demi meublé (un T2 en Français de France) . Ce qui est bien c'est que c'est au coeur de Copacabana, je suis à un bloc du mythique Copacabana Palace et ses chambres à 300$ US la nuit. Il y a la plage à 75 m. Il y a aussi des coquerelles (blattes), mais pas beaucoup et l'appart est plutôt beau.

Je crois que ça fait partie de la vie qui est beaucoup plus forte ici pour tout. Je vous montrerai des photos des arbres avec des boules et des cheveux... C'est plutôt intéressant en général, comme le rocoli dont les grains son gros comme mon petit doigt, ou la variété des jus de fruits dont je ne connais que la moitié de la liste d'une vingtaine des commerces...

Étrangement j'ai pas envie de faire grand chose pour le moment, peut-être la perspective de rester au même endroit pour un bout de temps...

Et je peux enfin manger ailleurs que dans un restaurant.