Bon, ça y est je suis maintenant au Brésil. Plus précisément dans la ville de Rio Branco, qui est plutôt ennuyante. Par contre, je dois dire que je suis tombé sur le jour de la fête de l'attachement de cet état au Brésil (qui était autrefois la Bolivie) et donc tout est fermé.
Malgré les avertissement non fondés du
Lonely Planet, le voyage a été très facile. Les nombreuses heures de voyage cahoteux annoncées étaient en fait quatre heures sur une route de terre très bien entretenue, jusqu'à Iñapari, Pérou, une traversée de rivière (qui fait office de frontière) sur un pont en bois (euh... des planches clouées ensembles...) puis une heure sur une route asphaltée pour rejoindre Brasiléia, où se trouve le bureau des migracions Brésilien.
Mon seul problème a été d'obtenir mon sceau de sortie du Pérou. Ayant dépassé les 60 jours qu'ils m'avaient accordés, je devais régler une taxie de un dollar US par jour (oui oui, en argent américain, même le gouvernement n'a pas confiance en sa propre monnaie et garde des dollars) et on m'avait dit que je pourrais régler ça à la frontière. Mais pas si "à la frontière" que ça...
Le problème est que ces paiement doivent se faire à la
Banco de la Nacion, et il n'y a même pas de banque tout court à Iñapari. Il fallait donc retourner à Puerto Maldonado (35 soles, 4 heures), aller au bureau des migracions pour payer les huit dollars que je devais à la
Nacion.
Je commençais donc à déprimer. À moins que...
- Douanier, n'y a t-il pas moyens d'arranger cette malencontreuse situation autrement?
- ...
- Oups! 20 dollars Américains sont tombés de ma poche, sur le comptoir!
- ...
- Hi! hi! [rire nerveux et con]
-
Sabes, son 35 soles de ida, y 35 soles de regresso...
- Ah oui... [prend le 20 piasses et met 70 soles]
And I'm a two-timer now! Mais sérieusement c'est vraiment quelquechose de gênant à faire,
briber quelqu'un. On veut qu'il comprenne mais sans qu'il n'ait de preuves s'il se fâche...
***
Ce qui frappe vraiment du côté Brésilien est le contraste entre les dernières villes Péruviennes et les premières Brésiliennes que j'ai vues. D'un côté ça ressemblait à l'Afrique, et maintenant on dirait... Laval. Euh... non, ya trop de palmiers, disons Fort Lauderdale.
Tout est pavé, il ne semble pas y avoir de pauvres au premier coup d'oeil, du moins pas plus qu'à Montréal, personne ne me sollicite pour quoi que ce soit, il n'y a pas un millions de taxis qui coûtent rien, pas de représentants pour te loger dans leur hotel dans les gares routières...
Je crois que j'étais habitué qu'on veuille tout faire à ma place, ça me manque, maintenant il faut tout que je fasse tout seul. Hier, pour la première fois depuis longtemps j'ai marché plus de 100 mètres avec mon
Pack Sac de 20 kg.
Ce qui frappe aussi c'est la gentilesse des hommes et l'indifférence de femmes. Même pas capable de me regarder, et je parle de femmes qui travaillent comme serveuses par exemple. Le hommes par contre, rien à redire. J'y reviendrai si ça se confirme.
Tout est plus cher aussi, mais encore pas très cher.
Ah, et il parait qu'il y a eu un tremblement de terre pas loin. Pas eu connaissance. Sinon, tout va bien...