vendredi, juillet 15, 2005

Arequipa

Après Nazca sur ma route touristique du Pérou, se trouvait Arequipa, une grande ville qui donne un avant-goût de Cuzco, la capitale culturelle. Arequipa est une ville un peu dans les hauteurs à 2200m je crois, mais ce fût assez pour me rendre malade.

Donc, après avoir visité la ville au point au point où elle commençait à m'ennuyer, j'y ai finalement fait un tour organisé. Assumant mon statut de touriste, je suis donc allé dans le canyon de Colca. C'est le gros truc à faire dans cette ville, des dizaines d'agences proposent des départs "tomorrow 1 day/2d/3d".

Il parait que c'est le deuxième plus profond canyon du monde, après un autre qui est juste à côté. Le trekking qu'on me proposait descendait d'environ deux mille mètres (sauf erreur de mémoire), mais à son plus profond il peut faire plus de 3500 m, alors qu'á son plus étroit, les deux parois ne sont éloignées que de quelques metres.

Disons d'abord que c'était pas pour n'importe qui. Ces voyages de trekking, comme celui-ci ou le fameux chemin de l'Inca demandent un certain effort physique à cause de leur longueur... Et comme ma condition physique n'était pas excellente, j'ai un peu souffert.


Le canyon...

Le but était tout simplement, durant ces trois jours, de descendre dans le canyon et de remonter, passant deux nuits dans le canyon, où il n'y a rien des commodités auxquelles nous sommes habitués. Par exemple, une bouteille d'eau de "touristes" coûtait huit soles, contre un normalement. Mais le plus difficile à supporter était définitivement le froid la nuit. La température ne devait pas être au dessus de 8 je crois... et avec l'humidité de la rivière...

Plusieurs personnes vivent néanmoins dans ces conditions, principalement en cultivant des fruits. Nous avons croisé plusieurs villages sur la route.


Vue d'un village, sur la
paroi opposée du canyon.

Quant à moi, dès le premier jour, les sept heures de marche pour atteindre notre auberge m'ont exténué. J'ai dormi fiévreux, et j'ai développé de sérieuses ampoules aux pieds (qui paraissent encore, deux mois plus tard...) Le sorocho, mal des hauteurs, rendait mes muscles douloureux comme quand on a la grippe, et j'avais un intense mal de tête.

Du coup, je n'avais plus vraiment envie de continuer... Le guide m'a alors dit que la journée suivante était facile, seulement trois heures de marche sur un terrain relativement plat. Et au bout on arrive à un oasis où il fait moins froid. J'ai donc persévéré. Mais j'avais peur de la remontée.

Le second jour s'est mieux passé, grâce à une bonne dose de tylenol, mais mes muscles des jambes n'étaient pas là.


Une paroi, en regardant vers le haut...

Alors, pour le troisième jour, pourquoi ne pas louer une mule!?! Ça m'a coûté 30 soles (12$ can), et c'était finalement plus amusant que ça ne le parait. Par contre, ça fait peur, parceque la mule elle marche beaucoup trop près du bord à mon goût. J'imagine que c'est la différence entre avoir quatre pates et en avoir seulement deux. Mais bref, pas de photos! J'ai jamais osé lacher la selle pour fouiller dans mon sac. J'ai quand même réussi à me calmer en me disant que elle non plus elle ne veut pas mourir...

Et c'était une mule de course! On a dépassé tout le monde, et même d'autres muletiers. En une heure et demie j'étais en haut et j'attendais les autres.


Le llama ne portent que 30-40kg chaque et marchent plus
vite qu'une mule. Le gars qui les accompagne doit donc courir.

Ah! et au retour on s'est arrêté pour voir des condors. Pour cela il falait se lever à 2h30 AM dans l'oasis. Mais ça valait la peine. Ils passaient tellement près que j'entendais le bruit du vent sur leurs ailes.


Les condors ne battent presque pas des ailes, trop gros. Ils
sont aussi très prudents avant de se poser pour manger de
bonnes carcasses bien pourries car ils sont lent à décoller.