lundi, mai 30, 2005

La U: 1, Cuzco: 0

Il y a quesque semaines, je suis alle voir un match de foot entre l'Universitario de Lima et le Cienciano de Cuzco.

Je viens de voir que le Lonely Planet recommende de ne pas s'assoir dans les virages en raison de la violence des spectateurs. Oups, trop tard. Mais c'est pas grave, j'étais bien accompagné, Melissa a l'habitude. De toute facon, c'est bien plus intéressant d'etre assis avec les supporters, avec les chants et les tambours et tout.

Il n'y a eu qu'un but, mais c'était assez pour comprendre cette recommendation du LP. Immédiatement la portion la plus endiablée de la foule s'est mis a courir vers le terrain et grimper dans la cloture qui les empeche de s'y rendre. Ah, et des barbelés au sommet les empeche d'y arriver.

Le danger est de se faire marcher dessus. Etant en bas a droite, nous n'avions qu'a marcher deux ou trois metres pour etre en securite.

De plus, pendant l'entracte les gangs de rue présent dans la foule se font des coups, se qui fait peur au gens et provoque quasiment la meme reaction, une panique qui se répand tres rapidement.

En bout de ligne c'est une autre experience que d'aller au centre Bell voir les Canadiens!

samedi, mai 21, 2005

Comme une poule dans un renardier.

D'abords, on m'a demandé si j'ai des amis...

À Lima je passais surtout mon temps avec mon amie Melissa :






Bon... c'est pas elle mais ça lui ressemble...

Ensuite, je parle souvent a des gens, mais sans trop de consequences jusqu'ici, ils ne vont pas dans la même direction qu moi... Ça aide de parler trois langues. Pour les locaux, c'est surtout les filles qui me parlent. Les hommes n'aiment pas les étrangers, qui viennent voler leurs femmes, pensent-ils. Du moins c'est ce que m'a dit Melissa. Et c'est vrai que je parle à peu de Péruviens qui ne veulent pas me vendre quelquechose.

***

Les Péruviens ont une drôle de relation avec les étrangers...

Un sondage es sorti cette semaine qui dit que 86% des jeunes Péruviens voudraient aller vivre ailleurs. D'où la caricature:
- Dis-moi mon petit, qu'est-ce que tu veux être quand tu seras plus grand?
- ¡Estrangero!

Ça pourrait paraître comme de la xénophilie (néologisme? bof!, vous comprenez...), sauf que ça n'empèche pas que c'est dangeureux de se promener dans les cartiers pauvres...

Je suis allé une fois à Lima dans un Cerro, qui est un cartier dans les montagnes - toute la superficie de la ville étant occupé, les plus pauvres s'installent dans les montagnes. Il y avait un festival de théatre, et mon amie Rocio m'y a invité. J'ai parlé avec une stagiaire Québécoise, de SUCO je crois(?), qui travaillait à l'organisation.

Finalement ça ne paraissait pas si dangeureux, mais ce n'est pas le pire quartier, et je n'étais pas seul. Je me dis qu'un touriste perdu pourra facilement voir ses choses disparaitre dans les mains de quelqu'un qui court vite et qui connait tous les recoins d'un cartiers mal-famé. Si ce n'est après une agression... Mélissa m'a dit que son père s'est déja fait prendre par le cou par des voleurs. Il est pourtant tout à fait Péruvien.

Tout-à-fait fondées ou non, ces peurs sont répandues dans toute la société au point qu'on se fatigue à recevoir les mille et uns avertissements de ceux qui connaissent le coin... Ne pas porter de montre. Faire attention en prenant le bus parcequ'un voleur peur prendre quelque chose par la fenêtre. Ne pas faire confiance aux gens qui te parlent dans la rue.

Toujours est-il que les pauvres ont une belle vue (cliquez sur l'image pour aggrandir):









Surtout la nuit.

Dans les hauteurs...

Et j'ai le mal. Ça va me permettre de rattraper le retard des choses que je voulais écrire.

Je suis présentement à Arequipa, c'est juste a 2000 quelques mètres mais j'ai déjà du mal. Rien de très grave, les nerfs à fleur de peau et un léger mal de tête. Cuzco, ma prochaine destination est à 3300 mètres, j'espère que je n'aurai pas à me réadapter. Ici, il y a plein d'excusions organisées que je pourrais faire, mais je n'ai pas trop d'énergie. Et je n'aime pas trop celles du genre 30 touristes dans un bus huit heures de temps. Donc je m'ennuie un peu.

Allez, ça va aller mieux demain.

mercredi, mai 11, 2005

Fotitos!




La Plaza da Armas, place centrale de Lima.



La Plaza da Armas, de l'autre cote.

Toutes les ville Peruviennes ont une place centrale. (Et qui s'appellent toutes plaza de armas selon le Lonely Planet). J'aimerais bien que Montreal en ait une, je trouve que c'est agreable une ville avec un point de rencontre central, c'est convivial. C'est difficile de rendre cette impression avec une photo par contre.




Plaza Francia. Les edifices ont plein de couleurs voyantes a Lima.




Plaza Francia de proche.

C'est souvent gris Lima, mais moins souvent que les gens le disent. C'est pas des nuages, il ne pleut presque jamais. Mais ca vient avec l'hiver. Une espece de smog j'imagine. C'est quoi smog en francais? Fumillard!?



Une vue de mon hotel initial. (l'Hostal Iquique)

samedi, mai 07, 2005

De bouffe...

Hummm! Du jus de blé d'inde!

La boisson nationale du Pérou est un jus a base de mais bleu qui se nomme chicha morada. Ils y ajoute aussi quelques épices, du genre canelle et clou de girofle. C'est bon. Et ils ont un dessert qui est ce jus avec un epaississant qui le rend gluant. Mazamorra morada.

Leur culture culinaire est bien riche je trouve. Leur plat national s'apelle ceviche, et est composé de poisson et de fruits de mer crus marinés dans du jus de citron. Le docteur voulait pas que j'en mange, mais bon... Disons que pour y gouter je l'ai pas pris dans le bouiboui du coin de la rue... et c'est tres bon. ¡Muy rico!

Ce qu'ils mangent le plus? Du poulet braisé avec des patates frites. Et il y a de l'ají partout. J'adore. C'est une sauce a base de piment jaunes. Ca pique.

Ils mangent aussi du cuy qui est une sorte de rongeur. Bon... c'est pas tout le monde qui en mange. Et beaucoup d'anticuchos qui sont des brochettes de coeur de boeuf mariné.

jeudi, mai 05, 2005

Amérique du sud et inégalites

C'est quelquechose qu'on entend souvent dire, que l'Amerique du sud est l'endroit dans le monde ou les inegalites sont les plus grandes. De visu, ca me parait possible...

Tout a l'heure, je vais aller chercher mon visa brésilien a Miraflores, un quartier chic. La, il y a des boutiques Rolex et Cartiers, des hotels de luxe, des grosses maisons et des reglements contre le tapage nocturne...

Sauf que Lima c'est pas que ça. Quand, par exemple, on veut partir de la ville en bus, et qu'on fait deux heures de route en ville (c'est immense Lima) avec pour paysage des cartiers qui n'ont rien en commun avec Miraflores, oú un touriste perdu risque d'en ressortir tout nu, on voit que ceux qui ont sont peu nombreux.

Étrangement, il y a peu de mandiants comme tel. Les Peruviens semblent trop fiers pour quéter. Par contre, il y a un moton de gens qui vivent de commerce de subsistance. Les plus pauvres se promenant avec des sacs de bonbons, en les vendant cinq pour 20 cennes.